Variole du singe : cette nouvelle maladie aux symptômes étranges qui affole la toile !

Ces deux dernières années ont été régies par l’apparition du nouveau virus de la Covid-19. Deux années d’alternance de confinement, de précaution d’hygiène, de gestes barrières, de masques, de couvre-feu… Et une inquiétude constante pour nos proches les plus fragiles bien entendu.

Ces quelques dernières semaines, l’Europe a décidé de faire tomber les masques au vu d’une situation qui semble s’améliorer. On n’y croyait plus, mais la vie reprend bel et bien son cours.

Coup de théâtre ! Une nouvelle maladie fait son apparition ces dernières semaine et inquiète la toile : La variole du singe.
Ce nom peu commun ne donne réellement pas envie de la contracter et les images (âmes sensibles s’abstenir) encore moins !

Au 7 juin 2022, la France compte désormais 66 cas de variole du singe sur le territoire. Une personne a été hospitalisée et fort heureusement on ne compte à ce jour aucun décès.
Dans le monde, il y a actuellement près de 780 cas dans 33 pays différents.

Mais comment se révèle donc cette maladie encore mal connue ? Et pourquoi porte-t-elle ce nom ? Nous allons tenter d’élucider ces points tout de suite !

Les origines de la variole du singe

En réalité, la maladie n’est pas nouvelle ! Les premiers cas recensés de la variole du singe remontent à 1970 en Afrique, plus précisément dans la République Démocratique du Congo.
Ces premiers cas ont été transmis entre l’animal et l’homme et les origines sont encore peu connues. Les cas en Europe en revanche sont des transmissions inter-humaines. Contrairement à la Covid-19 où la transmission est aisée, la variole du singe se transmet par le contact des fluides corporels, les lésions cutanées, l’environnement ou des objets contaminés par une personne malade. Elle peut effectivement se transmettre par les gouttelettes dans l’air, mais nécessite une exposition prolongée.

Est-elle semblable à la variole classique ?

Bonne nouvelle ! La variole du singe est une forme de variole mais plus bénigne. Moins mortelle, elle laisse également moins de cicatrices.

Et les symptômes dans tout ça ?

Les premiers symptômes de la variole du singe sont la fièvre, les courbatures et la fatigue.
La maladie peut entraîner une éruption cutanée qui se traduit par des bosses rouges sur la peau.

Le premier cas confirmé a été enregistré le 7 mai chez une personne qui avait voyagé au Royaume-Uni depuis le Nigeria. D’autres cas ont été constatés à Londres, mais ils n’étaient pas liés au premier cas, ce qui suggère des chaînes d’infection non liées. Jusqu’à présent, aucun décès n’a été signalé.

Les premiers symptômes

Les premiers symptômes de la variole du singe sont de type respiratoire supérieur ou grippal. Cependant, la période d’incubation est très longue, les premiers symptômes ne se manifestent que deux semaines après l’infection. Ils comprennent une fièvre très importante, des courbatures, des maux de tête et de la fatigue.

Au fur et à mesure que l’organisme lutte contre ces symptômes, une lymphadénopathie, ou hypertrophie des ganglions lymphatiques, apparaît après les symptômes initiaux.

Ces symptômes évoluent ensuite vers une éruption cutanée que l’on retrouve souvent sur les mains, les pieds, le visage, la bouche ou même les organes génitaux. Ces éruptions se transforment en bosses surélevées ou en papules rouges douloureuses remplies de pus.

Selon les experts, la maladie durerait souvent de 2 à 4 semaines. Ils suggèrent d’éviter tout contact étroit avec d’autres personnes et donc de s’isoler pour limiter et prévenir d’éventuelles contaminations.

Que faire en cas de contamination ?

En cas de symptômes, n’hésitez pas à contacter le SAMU en appelant le 15. Isolez vous bien et éviter de rentrer en contact avec d’autres personnes afin d’éviter toute contamination.
Pour bien confirmer le diagnostic, un prélèvement vous sera proposé qui sera analysé en laboratoire.

Il n’existe à ce jour pas de traitement contre cette maladie, mais elle disparaît au bout de 2 à 4 semaines.